MARINE NATIONALE

MARINE NATIONALE
ENGAGEZ VOUS

L'enfance s'envole très vite mais ne va jamais très loin. Petits, nous rêvons de voyager, de faire à chaque pas des découvertes extraordinaires, d'affronter mille dangers, de servir un grand idéal. Petits, nous faisons des plans grandioses comme dans ce livre de Nikita Beriozine qui ne pense qu'à découvrir des îles inconnues avec ses copains. Mais la surprise nous guette partout, pas seulement au bout du monde, sur l'océan ou dans l'Espace : la surprise est parmi nous. Cherchez-la, ne tenez pas en place, mes chères petites filles, mes chers petits garçons ! N'oubliez jamais les îles inconnues ! Elles sont partout ! Et surtout, ne tenez jamais en place !

Prélude à un récit de E. VOLKOV et V. LAZAREV, " L'enfant qui rêvait d'un brigantin".

Rejoindre la Marine nationale, c'est choisir, après sa scolarité, de servir à bord des bâtiments de combat, des sous-marins ou des aéronefs qui constituent l'outil maritime de la défense militaire de notre pays.
Cela peut également conduire à servir à terre dans l'environnement de ces unités. La carrière d'un marin est ponctuée par des passages en école de formation selon une progression qui le mène du niveau d'opérateur à celui de technicien supérieur.
Cette progression dans les connaissances techniques ainsi que l'aptitude à assurer des responsabilités croissantes sont exigées de tous. La mer, la vie en équipage, les séjours outre-mer constituent un environnement propice à l'acquisition d'une riche expérience humaine et professionnelle.

# Posté le lundi 18 juillet 2005 14:49

Les forces de surface

Les forces de surface
Les forces de surface
Avec 12 000 marins et une centaine de navires -ou bâtiments comme ils sont nommés dans la marine- les forces de surface fournissent le c½ur de la contribution de la marine aux missions de prévention et de projection. Elles sont regroupées au sein de la force d'action navale (FAN).

L'amiral commandant la force d'action navale est responsable de l'organisation, de la disponibilité et de l'entraînement des forces qu'il tient à disposition du chef d'état-major des armées, responsable de l'emploi des forces.

Les bâtiments de surface peuvent être classés en sept grandes catégories :


le groupe aéronaval autour du porte-avions

la composante amphibie et ses transports de chalands de débarquement

les frégates qui assurent la protection des groupes ou opèrent indépendamment en mission de vigilance et de surveillance

les bâtiments de guerre des mines

les bâtiments de souveraineté, déployés outre-mer ou dans des missions de prévention

les bâtiments de soutien nécessaires à la permanence d'une force navale à la mer

les bâtiments de service public et les bâtiments hydrographiques et océanographiques

# Posté le lundi 18 juillet 2005 14:53

Le groupe aéronaval (GAN)

Le groupe aéronaval (GAN)
Le groupe aéronaval (GAN)

Le groupe aéronaval est le vecteur majeur des missions de projection menées par la marine. Il participe aussi à la dissuasion nucléaire par la capacité d'emport du missile aéroporté (ASMP) sur le Super-Étendard, et à terme le Rafale. Il comprend, dans sa version minimale, un porte-avions, une frégate antiaérienne et

un pétrolier-ravitailleur.


Ce groupe peut être renforcé, en cas d'accroissement de la menace, par des frégates antiaériennes et anti-sous-marines, un sous-marin nucléaire d'attaque à propulsion nucléaire en soutien intégré, voire d'autres bâtiments de soutien.

Le groupe aérien (Gaé) du porte-avions peut comporter jusqu'à quarante aéronefs : avions Rafale, Hawkeye et Super-Étendard, hélicoptères Super-Frelon et Dauphin. Sa composition est élaborée en fonction de la mission du groupe et de l'environnement tactique dans lequel il va évoluer, comprenant dans certains cas des hélicoptères de l'armée de l'air ou de l'aviation légère de l'armée de terre.

Le groupe aéronaval
, comme toute force navale, reçoit si nécessaire le soutien direct d'avions de patrouille maritime Atlantique à long rayon d'action et opérant depuis une base à terre.

# Posté le lundi 18 juillet 2005 14:57

Le groupe amphibie

Le groupe amphibie
Le groupe amphibie

Quatre bâtiments amphibies sont en service dans la marine. Ce sont des bateaux gigognes, ils embarquent des hélicoptères, des troupes (jusqu'à 500 personnes), puis les débarquent par les chalands ou des hélicoptères. La FAN comprend en outre cinq bâtiments de transport léger stationnés à Fort de France, Toulon, Papeete, Nouméa et La Réunion.

Acteur essentiel des opérations de projection de forces un groupe amphibie comprend : un ou plusieurs transports de chalands de débarquement (TCD) qui emportent des chalands (CDIC, CTM) dans un radier, pour mettre en ½uvre un groupement interarmées composé de troupes, véhicules et hélicoptères un ou plusieurs bâtiments de transport léger (BATRAL) conçus pour le débarquement d'une compagnie d'infanterie motorisée et capable de "plager" pour débarquer véhicules et troupes par une porte d'étrave des hélicoptères de man½uvre de l'armée de terre (Puma ou Cougar : qui participent au débarquement d'hommes et de matériel) et des hélicoptères de combat (Gazelle pour appuyer les forces embarquées)des forces avancées (commandos de la marine) chargées de la préparation du débarquement une composante de guerre des mines si cette menace doit être prise en compte des unités de l'armée de terre chargées de l'action sur le terrain des bâtiments de protection et de soutien.

Les quatre TCD (Ouragan et Orage, Foudre et Siroco) disposent d'installations médicales pour conduire des missions sanitaires de grande envergure (blocs opératoires, salle de traitement des grands brûlés...).

La Foudre et le Siroco ont également la capacité d'embarquer et de mettre en ½uvre un état-major embarqué pour une opération nationale ou multinationale.

# Posté le lundi 18 juillet 2005 15:00

Les frégates

Les frégates
Les frégates

Véritable épine dorsale de la marine, les frégates contribuent à la maîtrise du milieu aéro-maritime, garantissant la liberté d'action sur mer ou à partir de la mer. Elles sont spécialisés en fonction du type de menace et ont pour vocation première l'escorte de forceS(groupe aéronaval, groupe amphibie, sous-marins et le cas échéant, navires de commerce).

Les huit frégates de lutte anti-sous-marine ont pour mission principale la protection de la force océanique stratégique et du groupe aéronaval contre la menace sous-marine. Elles disposent toutes de sonars remorqués et d'hélicoptères. Elles sont également dotées d'importantes capacités de lutte anti-navire et d'autodéfense antiaérienne.

Les avisos A-69 sont plus spécialement adaptés à la lutte contre les sous-marins classiques, en particulier par petits fonds. L'accroissement du nombre des sous-marins dans les marines secondaires, et le développement au cours de ces dernières années des actions menées de la mer vers la terre donnent toute leur importance à ces unités.

Les trois frégates antiaériennes sont destinées à assurer la protection des forces maritimes, essentiellement le groupe aéronaval, contre les missiles et la menace aérienne. Elles disposent à cette fin de missiles Tartar (Jean Bart et Cassard) ou Masurca (Duquesne) et d'hélicoptères de lutte anti-navire (Jean Bart et Cassard). Elles sont en mesure de participer à la défense aérienne d'une portion de zone terrestre, en coopération avec les moyens basés à terre.

Les cinq frégates de type La Fayette sont conçues principalement pour préserver et faire respecter les intérêts de l'État sur les espaces maritimes outre-mer et pour participer au règlement de crises hors d'Europe. Elles peuvent ainsi être amenées à assurer dans ce cadre le soutien d'une force d'intervention, la protection du trafic commercial, des opérations spéciales ou des missions

humanitaires. Ces navires sont dotés d'hélicoptères de lutte anti-navire Panther.
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# Posté le lundi 18 juillet 2005 15:02